
C’est une histoire d’amour, un conte de fées peut-être. Amadou et Mariam se rencontrent à l’Institut des jeunes aveugles de Bamako dans les 70 ‘s et non au bal donné par le prince, mais l’amour est là et surtout la musique.
Amadou est un guitariste épatant sorti du formidable creuset des années 70, à l’heure des indépendances proclamées, du temps des effusions d’un Mali bouillonnant d’idées en tout genre. Mariam chante depuis toute petite de sa voix claire et assurée, la radio de son père et les fêtes traditionnelles qui rythment le quotidien malien et fondent le lien social sont sa formation.
Dans les années 80,installés à Abidjan, ils enregistrent des cassettes qui se font entendre dans toute la sous-région et se font remarquer. C’est le début d’une success story qui nous dit que le travail finit parfois par payer.
Cette fois nous ne restons pas sur notre faim avec un lapidaire « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Si Amadou et Mariam vivent heureux, ils nous font partager leur bonheur avec leurs créations et s’ils ont des enfants, ils ont aussi beaucoup de fans !
Leur musique s’est développée au Mali, mais elle intègre d’autres influences. Le couple perçoit beaucoup de correspondances entre la musique bambara et le blues., Sur ma guitare, je marie le son du n’goni (instrument à cordes malien) avec celui du blues". Les musiques mandingues et moyen-orientales représentent pour eux d’autres sources d’inspiration. Mariam tient à parler de leurs rôles de messagers : "Dans le milieu bambara, les gens écoutent les chanteurs et les évoquent. Ils sont cités en référence et tous les mots sont écoutés avec beaucoup d’attention". Amadou explique : "Quand nous chantons Mouna, par exemple, nous témoignons du fait que les gens n’arrivent pas à s’entendre. _ Et, en conclusion, nous demandons qu’ils se comprennent, qu’ils se donnent la main, et qu’ils travaillent ensemble. C’est notre souci majeur."
Depuis 1998, ils ont beaucoup tourné, en France puis aux Etats-Unis, en 2008 le couple signe un nouvel opus : Welcome to Mali. Les sons electro-funky-pop du disque sont assurés par les pointures du genre : Damon Albarn (Blur, Gorillaz), M , Juan Rozoff, le rappeur d’origine somalienne K’Naan ou encore Keziah Jones. Tiken Jah Fakoly présent lui aussi sur l’album, narre l’histoire de ses ancêtres Fakoly, constructeurs de l’empire mandingue, sur un titre caché. Bref, un retour très réussi !
WELCOME TO BIARRITZ
A L’Atabal le 7/02 à 21h