ERRATUM
Une erreur s’est malencontreusement glissée dans notre magazine de décembre : le concert de Christophe aura lieu le 6 janvier (et non le 6 décembre) à 20h30 au Théâtre des Nouveautés de Tarbes (44 rue Larrey).
Il paraît que s’est ouvert un grand débat national sur l’identité…
nationale, justement. A en croire le dossier du Courrier
International du 12 novembre, nous ne sommes pas les
seuls à nous poser la question, nos voisins plus ou moins
lointains seraient-ils eux aussi en prise avec le même doute ?
En Italie par exemple, le symbôle de l’identité nationale serait
le crucifix accroché au mur dans les salles de classes ; ce
serait donc la religion qui ferait office d’identité nationale ?
Tous les italiens sont-ils de fervents catholiques ? En Angleterre,
par exemple, pourrait-on imaginer que ce soit le
flegme et l’humour ? Je me demande si tous les anglais ont
de l’humour… Si jamais on découvrait que j’ai de l’humour,
pourrais-je demander la nationalité britannique ? Pendant
ce temps, Toronto a été nommée par l’ONU ville la plus
cosmopolite du monde. La question de l’identité revient à
se poser l’éternelle question humaine depuis Aristote : Qui
suis-je ? L’état civil seul, aussi exact qu’il puisse être, ne donne
pas une réponse satisfaisante. L’identité est une question
à tiroirs, n’en a-t-on pas plus d’une ? L’identité numérique
pose une autre question. Je suis aussi Marguerite_992 sur
msn, quoique ça dépend… Parfois, je suis aussi Elvira_69,
mais sur un autre site. De plus, je n’écoute que du trip hop
polonais, mon psychanalyste s’appelle Woody Allen, mon
cinéma préféré vient de Bollywood, et grâce à ma carte de
fidélité d’un grand magasin, je suis marketing-ement reconnue
comme accroc à une célèbre pâte à tartiner au chocolat.
Et si on m’enlève mon Coca-Cola, je mords ! Mon grandpère
était juif et ma mère catholique, en fashion victim, j’ai
choisi le bouddhisme. Et avec tout ça, ai-je répondu à cette
question fondamentale : qui suis-je ?
Karine Beddouk